La psychanalyse

Une psychothérapie analytique ou une psychanalyse peuvent répondre à une demande motivée par un malaise psychique diffus, un état de tristesse ou de détresse latent ou d’angoisse, ressentis de manière aigue, et qui perdurent. Certaines causes extérieures peuvent être repérées aisément comme ayant déclenché cet état. Il peut s’agir par exemple d’une séparation, d’une rupture amoureuse, d’un deuil, d’un accident de vie. D’autres raisons existent aussi qui sont plus obscures, et pas vraiment comprises par la personne qui consulte. Un ressenti de souffrance morale et de tristesse peuvent être vifs, alors que la personne qui l’éprouve n’en cerne pas la cause. Elle exprime alors son désarroi à ressentir de telles émotions ou de telles angoisses alors « qu’elle a pourtant tout pour être heureuse ». Ce vécu de malaise engendre dans tous les cas une détresse importante et souvent un questionnement sur soi-même. Les postulats théoriques de la psychothérapie analytique et de la cure psychanalytique sont les mêmes : ils sont basés sur l’expression libre de la personne. Ils prennent en compte les manifestations de l’inconscient tels que les souvenirs, les rêves, les associations d'idées et d'images pour comprendre et dénouer les conflits intérieurs. Les cadres de la psychothérapie analytique et de la psychanalyse telle que l’a conçue Freud supposent tous deux des entretiens réguliers. Ils diffèrent de par le positionnement dans l’espace. Dans le premier cas, les entretiens ont lieu en face à face, de manière classique. Dans le dispositif propre à la psychanalyse traditionnelle, le patient est allongé confortablement et de manière détendue sur un divan, tandis que l’analyste est positionné derrière lui. Ainsi le patient ne le voit pas. Ceci a simplement pour but d’atténuer le contrôle automatique qui s’exerce sur la parole lorsqu’une personne s’exprime face à un interlocuteur qu’elle regarde, et dont elle scrute les réactions. Elle va alors sensiblement adapter son discours aux réactions qu’elle perçoit. Le dispositif du divan favoriser davantage la liberté de parole, l’association libre, le lâcher-prise. Mais ceci ne convient pas à tout le monde. Il est important de bien considérer quel dispositif convient le mieux au patient.