Les symptômes

La souffrance psychique est en effet parfois accompagnée de troubles gênants. Ils peuvent concerner la pensée et les émotions : pensées récurrentes ou obsédantes, difficultés émotionnelles, état de tristesse permanent, colère latente sans objet, manque de confiance en soi, inhibition, etc. Ils peuvent affecter les conduites : isolement social, compulsion, TOC, phobies, troubles des conduites alimentaires ou sexuelles. Ils peuvent s’exprimer dans le corps par des manifestations psychosomatiques (sphère ORL, digestive, peau, etc.). Les symptômes peuvent donc s’exprimer dans le registre de la pensée, du corps, ou des conduites sociales. On peut faire des listes ou des tableaux de symptôme (cf DSM°) mais cela ne nous indique pas ce que le symptôme représente pour le patient, ni à quoi cela se réfère dans le cadre de son histoire personnelle ni dans sa problématique actuelle. Chaque symptôme a sa raison d’être dans l’économie psychique du patient, et chaque symptôme lui appartient de manière très intime. Il exprime quelque chose de particulier et fait vivre quelque chose de différent pour chacun. C’est ce que la psychanalyse prend en compte. Au cours d’une psychothérapie d’orientation psychanalytique, basée sur ce que le patient a à dire, les symptômes s’atténuent ou se transforment. Ceci est particulièrement visible chez les enfants. Il n’est pas rare que les parents ou l’école s’interrogent lorsque un enfant présente un symptôme gênant, souvent plus pour les autres que pour lui même. Ce symptôme advient comme une question pour l’entourage, mais il est aussi une forme d’expression pour l’enfant. La psychothérapie lui permettra de se dire différemment, de résoudre d’une autre manière certaines des problématiques qu’il rencontre. Le symptôme perd alors sa « fonction » et peut ainsi disparaître. DSM : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (: Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) est un ouvrage publié par l'association américaine de psychiatrie ( APA) décrivant et classifiant les « troubles mentaux »